Le choix du statut juridique de son entreprise à une importance capitale, et ce, dans toutes les phases de vie de cette dernière. Tant pour la création et le démarrage, pour sa croissance et à travers les périodes plus difficiles, comme au moment de son éventuelle revente, sa cessation d’activité ou son dépôt de bilan.

Malheureusement le constat ‘sur le terrain’ est tout autre. Le manque de connaissances, d’informations, de réflexion, et l’on ne peut que constater le résultat. La majorité des TPME, et plus particulièrement les artisans et artisans-commerçants ont un statut inapproprié, ou tout au moins pénalisant. Pour la défense du petit patron, il faut dire que la simplification administrative à la Française et ses dizaines de statuts différents n’est pas pour favoriser le choix. EURLEIRLEISARLSELARLSASASSASUMicroSCPSCMSNC, etc. ne sont qu’un échantillon des disponibilités, dont, chose comique, la majorité est complètement inutile, obsolète, voir dangereuse. Enfin, les « Mon comptable m’a conseillé de…« , « Je me suis renseigné à la Chambre des Métiers…« , « Mon beau-frère m’a dit que… » et on fini par comprendre pourquoi en 2015 encore, 85% des entreprises sont des entreprises individuelles, communément appelées « en Nom-Propre« , très certainement le pire statut disponible, si ce n’est celui de Micro. Réflexion faite, on en viendrait presque à ce demander si les Chambres de Commerce et Chambres des Métiers ne seraient pas de mèche avec l’Etat pour mieux organiser la tonte générale…

Toujours est-il qu’en ces périodes troubles, plus qu’hier et au moins autant que demain, il est préférable de se protéger, d’anticiper, d’optimiser. Avec 66.000 dépôts de bilan l’année dernière (année records, mais qui sera aisément battu cette année), mieux vaut ne rien négliger et mettre toutes les chances de son côté. Et comme le dit l’adage, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Vous avez été mal aiguillé au départ ? Vous n’avez pas été aiguillé du tout ? Vous constatez simplement que vos charges augmentent proportionnellement à la baisse de vos revenus ? Il n’est pas trop tard pour corriger le tir, ce, grâce à la transformation, ou plus simplement le changement d’un statut juridique pour un autre.

Prenons un exemple extrême pour la démonstration. Nombreux sont ceux qui se plaignent du RSI et du montant de leurs charges. Pourquoi alors avoir choisi un statut juridique lié à cette caisse sociale ? Mystère, mais cela étant dit, l’URSSAF est bien pire encore ! Les entrepreneurs seraient-ils damnés et condamnés à casquer ? Pas forcément, en faisant les bons choix, il est tout à fait possible pour un chef d’entreprise de ne plus payer de charges du tout ! Rien, nadaniente, en toute légalité et le plus simplement du monde. Alors, libérez-vous