En ce 12 Aout 2015, l’affaire Mistral fait grand bruit ! (#MistralGate ?)

Cela fait des mois que la situation ubuesque de ces deux navires de guerre fait les choux gras de la presse Française et internationale, tout en décrédibilisant l’Etat Français, comme la France dans son ensemble.

Bref résumé :

1.) La Russie passe une commande de 2 navires de guerre de classe MISTRAL, bâtiments logistiques de grande classe, pouvant servir tant de porte-hélicoptères que d’hopitaux flottants. Le prix des 2 bêtes : 1,16 milliard d’euros. Excellente nouvelle pour le chantier de construction, pour l’emploi et surtout, pour le budget de l’état. A savoir que la Loi Macron dont on nous bassine depuis des lustres ne génèrerait que 800 millions d’euros de bénéfice au budget, et encore, ça reste à prouver… (juste histoire de remettre les choses en perspective).

2.) Sous diverses pressions mondiales (Merci Barak…), l’Elysée prend connaissance de la dangerosité du dictateur Poutine et, s’asseyant sur sa souveraineté, décide de surseoir à la livraison des 2 navires jusqu’à nouvel ordre. François Hollande, en bon chef de guerre et d’état, se donne le temps de la réflexion. Plusieurs mois plus tard (la réflexion était compliquée), et après un dernier coup de fil de Mr. O, la décision est prise, les marins Russes rentreront au pays en scooter.

3.) Vladimir n’étant pas un tendre et encore moins un perdreau de la dernière pluie, il accepte la décision de son homologue Français, moyennant un petit dédommagement. L’ancien administrateur de Tulle étant moins fringant niveau négociation, le dédommagement représentera finalement le double de la commande d’origine, soit, près de 2 milliards d’euros (et encore, on est certainement bien en dessous de la vérité).

4.) Pour conclure, Vladimir n’achète rien et repart avec 2 milliards, François ne vend rien, paye 2 milliards et se retrouve avec 2 rafiots invendables sur les bras. Mais ce n’est pas grâve, c’est l’Etat qui paye… Ce ne serait pas aussi rigolo si ce n’était moins triste.

Mais il y a bien plus grâve que tout ceci. Un contrat comporte en général 2 signatures, celle de l’acheteur et celle du vendeur. Ces 2 signatures concrétisent un engagement à respecter. Celle du vendeur à livrer un produit ou un service, dans un délai imparti, et celle de l’acheteur à payer le produit ou service dans un délai imparti. La défaillance de l’un des signataires rend caduque le contrat et éventuellement ouvre droit à un dédommagement. Surtout, elle dévalorise le défaillant dans son non-respect de parole et d’engagement. C’est ce que François Hollande vient de faire, et c’est ce qui coutera des milliards par dizaines à moyen et long terme (l’annulation de commande de Rafales par l’Inde illustre très précisément cet état de fait).

Mais me direz-vous, que vient faire cette diatribe à charge sur le blog de Cobalt Legis Protect ?

Et bien c’est tout simple. Juste un petit coup de gueule que cette affaire de Mistral nous permet de corréler avec une façon de travailler qui ne semble pas réservée à l’Elysée. Effectivement, il s’avère que faisant un petit point de situation, comme le ferait tout bon gestionnaire, nous avons fait le constat suivant : 30% des contrats signés par nos clients ne sont pas réglés ! Passons sur les frais administratifs engagés, de gestion de documents et de temps perdu en relances (nous n’appliquons pas de pénalités). Ce n’est pas grâve, c’est Cobalt Legis Protect qui paye.

Notre constat est donc assez triste ; ils sont nombreux, les petits patrons à ne pas valoriser leur signature et le respect de leur engagement. Et là, on finit par comprendre comment, et pourquoi on a les politiques que l’on a en France.